Dignité pour les cheminots marocains !

Plus de 10 ans de lutte pour les plus de 800 cheminots marocains de la SNCF. Ces cheminots, recrutés en qualité d’auxiliaires par la SNCF ont en effet subi une inégalité de traitement par rapport aux cheminots de nationalité française ayant le droit, pour le même travail au statut de « cadre permanent ». J’ai interviewé quelques personnes pour un éclairage sur l’affaire de discrimination.

Nous avons rencontré Moussa, venu de Strasbourg spécialement pour le procès au Conseil des prud’hommes. Il est le fils d’un cheminot de la SNCF. Il nous dit : « Je représente mon père qui a été affaibli depuis la fin de son travail. Je suis là pour demander Justice contre les manœuvres odieuses de la SNCF. Il espère qu’enfin l’entreprise reconnaîtra ses torts afin que les victimes puissent passer à autre chose et tourner la page ».

Puis, nous avons croisé Samuel Thomas (délégué général de la Fédération Nationale des Maisons des Potes). Il a suivi la procédure judiciaire durant ces 2 jours (les 15 et 16 mai 2017) au Palais de Justice de Paris avec les militants des Maisons des Potes  : « Ces travailleurs cotisaient au chômage, à la retraite de la sécurité sociale dans des proportions bien supérieures aux cotisations versées par les cheminots français et pourtant, ils n’avaient pas d’évolution de rémunération et de carrière contrairement à leurs collègues. Les cheminots marocains avaient aussi une retraite à taux plein à condition de cotiser 40 ans à la sécurité sociale, en rentrant en 1974 à 22 ans à la SNCF, ils pouvaient accéder à taux plein à la retraite qu’à 62 ans en 2014. A contrario les cheminots français entrés à 22 ans en 1974 pouvaient accéder à la retraite à 55 ans donc au bout de 33 ans de cotisation en 2007« .

Enfin, les jugements seront rendus le 31 janvier 2018 au plus tard vu le nombre important de plaignants. Nous souhaitons que Justice soit rendue pour les cheminots marocains de la SNCF. Pour que vive nos valeurs républicaines d’égalité réelle entre tous les citoyens.