Une tradition très ancrée dans les pays hispaniques :

La corrida, originaire d’Espagne est un spectacle de tauromachie dans lequel un combat à mort est mis en scène entre un homme, le matador, et un taureau. Celle-ci se pratique essentiellement dans des arènes au Portugal, en Espagne ainsi que dans les pays d’Amériques latines tels que le Mexique ou le Venezuela. Dans les pays hispaniques la corrida occupe une place culturelle et sociale très importante.

Ces combats de taureaux attirent plus de 6 millions de spectateurs et permet à plus de 10.000 personnes d’être employées, c’est la deuxième pratique la plus visionnée en Espagne après le football. Mais qu’en est-il de ces spectacles en France ?

Le Sud de la France, une exception culturelle :

En France, la loi punit les actes de cruauté envers les animaux, de deux ans de prisons et 30.000 euros d’amende. Cependant la corrida est autorisée dans une soixantaine de villes du Sud, une exception du code pénal, en raison d’une tradition locale ininterrompue. Il existe quatre-vingt arènes dans lesquelles les corridas s’achèvent par la mort du taureau. Les combats de coq bénéficient de la même immunité dans le nord du pays.

Les débats entre les pro et anti-corridas font rages

La corrida fait partie de l’identité et de l’histoire de l’Espagne. Cependant tout comme en France, les débats font rages dans la société entre les partisans et les adversaires de cette tradition.

La corrida, synonyme de maltraitances animales, est loin d’être bien vue par tous le monde. Les taureaux et vachettes sont torturés et sujets à de nombreuses blessures et mutilations avant de trouver la mort. 40.000 taureaux sont tués en Europe et 250.000 y perdent la vie dans le monde en l’espace d’une année d’après l’association Animal Cross.

Aujourd’hui les jeunes se sentent de plus en plus concernés par la protection animale. En France, 73% des personnes sont favorables à la suppression des corridas avec mise à mort. Plusieurs associations se sont créées au fil du temps pour lutter contre les corridas, principalement l’une des plus connue se nommant « L’alliance Anticorrida », fondée à Nîmes en mai 1994.

Qu’en pensez vous, culture ou acte de cruauté ?