« Le plus important dans la vie ? Devenir le héros de sa propre histoire »

Détenteur du Prix Goncourt des lycéens en 2016, du prix du premier roman français, ainsi que du prix France Culture Télérama et prix du roman Fnac avec son « Petit Pays », l’écrivain et artiste Franco-Rwandais Gael Faye n’a rien à envier aux plus grands. A seulement 34 ans, il est une révélation littéraire mais pas seulement. Portrait d’un artiste multirécidiviste.

Votre carrière en quelques mots ?

Chanteur, rappeur, auteur-compositeur, interprète, puis écrivain…

Pourquoi l’écriture ?

Une soudaine envie de coucher sur le papier non seulement, en partie, mon histoire, mais aussi celle de ceux qu’on a malheureusement un peu oublié.

Quel est donc ce « Petit Pays » ?

Un roman qui raconte la vie d’un enfant dans son pays natal, le Burundi, avec sa mère, son père et sa sœur. Gaby vit au Burundi avec sa famille. Sa mère est originaire du Rwanda, son père est français. Petit à petit la guerre va s’installer dans son « petit pays » suite à des conflits politiques qui vont mener au génocide que l’on connait tous.

C’est aussi le titre d’une de vos chansons…

Exactement, le pays c’est le Burundi, j’y suis né, et il sert de cadre à cette chanson, qui fait partie de mon album Pili Pili sur un croissant au beurre, sorti en 2013. Vous pouvez la voir comme une sorte de prologue au livre.

Vous avez notamment collaboré avec de nombreux artistes…comme Ben l’oncle soul, Guts, Patrice, Oxmo Puccino, Flavia Coelho, ou encore Christophe Maé. Comment vous voyez vous aujourd’hui ?

Comme quelqu’un de touche à tout, curieux et ouvert à toute forme d’expérience artistique, tant que je peux faire partager mon envie de créer.

Et l’avenir ?

Pour l’instant, un peu vague. Un EP est en projet. Mais je ne veux pas abandonner l’écriture, alors, pourquoi pas, un second roman en perspective.

Un message aux vivants ?

Dire que le plus important dans la vie, c’est de devenir le héros de sa propre histoire.

 

 

—————-> Attention : Ceci est une interview imaginée à partir des éléments d’information connus sur Gaël Faye. Ce portrait se veut fidèle, bien que l’interlocuteur n’ait pas été réellement interrogé.