En attendant la sortie du nouvel album de Griefjoy, Godspeed, je suis allé à la rencontre du groupe afin d’écouter le fruit de plus d’un an de travail. Et très franchement, le résultat m’a plus que bluffé, j’étais transcendé et très intéressé ! Je vous en dirai plus lors de la sortie de l’album, c’est promis ! En attendant, j’ai revu le chanteur du groupe, Guillaume Ferran, quelques jours après cette fameuse écoute. Place à l’interview

K: Comment définissez-vous le nouvel album ?

Guillaume: Je pense que cette album se définit par son nom, Godspeed. En anglais, c’est ce que l’on dit quand quelqu’un fait un long voyage et c’est dans cette optique qu’on a envisagé ce disque. Il est assez long, 13 titres, et passe par pleins de phases. Il y a des ballades mais aussi des sons très dansants.

K: Justement, concernant les parties « Ballades » et les parties dansantes, est-ce que cela ne démontre pas une certaine schizophrénie artistique ?

G: Nan, je dirai que c’est un goût pour les différents ambiances musicales. En général, on écoute de tout, donc on essaie de rester cohérent sans être chiant et répétitif. On essaie de rendre l’album vivant, emmener les auditeurs vers différentes émotions.

K: Qu’est ce qui vous a inspiré pour faire cette album ? Quels artistes vont ont inspirés ?

G: Alors on s’est inspiré d’artistes de la scène Techno sans toutefois faire un album Techno. Daniel Avery [du label Phantasy Sound, ndlr], qu’on adore, mais aussi Moderat, qui est un groupe composé d’Aparat et de Modeselektor qu’on adore aussi. On s’est inspiré des sonorités assez froides de la Techno pour les associer avec nos propres influences plus chaleureuses. Avec le piano, on ne voulait pas tomber dans une ambiance trop industrielle.

K: Le titre Godspeed est le fruit de toutes ses inspirations justement

G: Complétement ! Il manque le chant qui est important dans l’album, mais en terme de son et d’arrangements, il représente vraiment le disque. Il y a le piano chaleureux, la rythmique dansante ajouté à ce travail de texture du son qui est issu de nos influences. C’est pour ça qu’on a sorti ce son en premier. C’est une sorte d’avertissement du style: « Attention, voilà ce que vous allez entendre!  »

K:Pendant l’écoute, je vous ai fait part de mon coup de cœur pour le titre « Into the Dream » (qui n’est pas encore sorti). D’où est venu cette inspiration « Thriller » qui m’a beaucoup surpris.

G: C’est marrant que tu m’en parles. C’est un des morceaux qui est venu d’une idée de David [Spinelli, ndlr] qui avait ce thème en tête. On trouvait que cela faisait très B.O de film d’horreur. Et au final, c’est resté dans la tête. C’est rare de faire des musiques qui font peur tout en étant efficace. Du coup, on a décidé d’en faire un morceau orienté vers la Pop car il reste dans une structure musicale assez classique. Ce qui était déterminant pour la création du morceau afin de l’ajouter dans le disque, c’est le chant dans les couplets,avec une voix très haut perché et trois chœurs qui prend le contre-pied de l’ambiance générale du morceau.

K: Avez-vous pensé à faire des remixes de vos prochains sons ?

G: Ouai, c’est déjà arriver. Sur le premier album, il y avait Yuksek, The Shoes, Agoria. Pour Godspeed, on l’a moins fait car il y avait 18 titres au total, on en a gardé 13 pour l’album afin de sortir le reste après. Les remixes ne feraient que rajouter du contenu.Pour l’instant, on veut tout centrer sur le disque.

K: Est-ce qu’il y a une touche wagnérienne dans ce disque ? Le fait de lier la musique avec la poésie…

G: Oui je pense. Tu sais, on travaille avec un parolier qui a fait le tour du monde pendant la conception de l’album. Il y a des titres qui ont été écrites en Nouvelle-Zélande, en Australie, au Canada. Cela a apporté une dimension supplémentaire à nos sons. on est très heureux de travailler avec un parolier car nous n’avons pas la culture des paroles. On vient de la pop, qui parles de filles ou d’autres thèmes plutôt classiques. Et on voulait avoir de vrais textes qui racontent quelque chose. Tu parlais de lier musique et poésie. Grâce à lui, on peut l’envisager.

K: Un dernier mot ?

G: Je vous remercie ! Je vous souhaite plein de bonnes choses pour votre projet ! Quant à nous, on cultive toujours notre passion tous les jours. N’hésitez pas à nous voir en concert, et achetez notre prochain album !

Vous pouvez retrouvez le groupe Griefjoy au festival « We Love Green », qui à lieu au bois de Vincennes le 4 et 5 juin 2016 ! Le fameux album, Godspeed, sera disponible le 22 avril