Un Prince à New York 2


Une des suites les plus attendus de l’histoire des suites du cinéma et que dire si ce n’est que « ça sentait la patate ».


De prime abord le corps a l’air bien conservé, 60 millions d’euros de budget (ÉNORME), un casting de fou avec la quasi totalité des acteurs du premier volet (qui n’ont pas pris une ride), des jeunes rookies noirs qui montent tel que Rotimi Akinosh, « Dre » dans Power, Kiki Layne qui a le premier rôle dans Si Bayle Street pouvait parler et plus récemment The Old Guard sur Netflix, les humoristes Tracy Morgan, Leslie Jones et sans oublier les éléphants comme Morgan Freeman et Wesley Snipes. Ah oui j’allais oublier, la touche africaine, Trevor Noah et Davido. Des costumes, des décors magnifiques et de belles couleurs. Tel est la liste exhaustive, et non des moindres de tout les points positifs de ce film.

Mais quand on ouvre le cadavre, car oui il y a un mais, ça sent le sapin. Scénario faible, une intrigue principale pas assez musclé « Hakeem, père de trois filles et roi du Zamunda, part à la recherche aux USA d’un fils dont il vient de découvrir l’existence afin qu’il devienne roi car la tradition refuse une femme au pouvoir. Son fils américain sera-t-il à la mesure du royaume ? ».
La majeure partie du film se déroule en Afrique à l’inverse du premier. Problème, le premier se déroulait aux USA car il faisait la critique du rêve américain, un royaume calme et prospère en Afrique face à une Amérique décadente, la recette parfaite. Tandis que le 2 c’est du cliché sur l’Afrique, des femmes qui n’ont pas le droit d’ouvrir un commerce au Zamunda, de la danse pour comblé le vide scénaristique, de l’humour potache par ci par là. Exit l’humour subtile, c’est limite si il n’y a pas de rire en fond sonores pour forcer le rire. Et mon assistant me dit qu’initialement, Mr Murphy n’était pas dans le scénario, que dire si ce n’est que cela ce voit. Il est certes en retrait tout en étant très présent, ne me demandez pas comment c’est possible, la seul chose que je sache c’est qu’il a réussi à le faire.

Je ferme le cadavre avant de spoil et je constate que cette œuvre n’est que du Fan Service. Oui c’est beau, c’est grand, c’est lumineux, ça fait plaisir de revoir tout ces acteurs qui ont vieillit et c’est tout.

Rapport final
C’est un peu comme revoir son première amour avec qui nous sommes restés un bon bout de temps. De bons souvenirs remonte à la surface, ça fait plaisir d’avoir des news, de savoir que tout va bien mais sinon… Salam.