Responsables au CS Meaux Tennis, Aurélien Perreau (32 ans) et Clément Bastien (28 ans) travaillent ensemble en binôme. Tous deux diplômés d’Etat au Tennis, ils nous racontent leurs parcours et de leur travail au sein du club.

Aurélien et Clément, vous travaillez tous les deux au club tennis du CS Meaux, avez-vous suivi une formation avant d’arriver ici ?

Clément Bastien : On a été formé tous les deux à la ligue de tennis de Seine et Marne, située à Croissy-Beaubourg en Seine et Marne. C’est une formation d’un an, faite par un organisme qui est lié à la Fédération Française de Tennis.

Aurélien Perreau : Plus précisément, on a fait le même cursus sur cette formation-là. C’est un organisme qui est détaché par la FFT. Celui-ci propose de former des enseignants pour être coach de tennis. Du coup, comme Clément et moi, sommes originaires de la Seine et Marne, les sites de formations se faisaient à la ligue de Croissy Beaubourg et quelques fois sur les sites de Roland Garros également.

Avez-vous été diplômé en même temps ?

AP : Au niveau des diplômes, j’ai effectué une formation diplômante qui se nomme le DEJEPS Tennis niveau perfectionnement. C’est une formation qui permet d’encadrer et de travailler au sein des clubs de la Fédération Française de Tennis afin de devenir enseignant. Pour ma part, avant ça, j’ai effectué un cursus sportif universitaire appelé le STAPS.

CB : J’ai un parcours différent que celui d’Aurélien. Je me suis orienté dans le domaine des sciences et de la géologie qui est totalement différent du sport. Par la suite, j’ai choisi de me reconvertir en tant que professeur de tennis.

Qu’est-ce qui vous a poussé à basculer dans le tennis ?

AP : Ma formation dans le STAPS m’a permis de voir toutes les différentes branches qui s’offraient au niveau du sport sur le plan national. Sur un choix personnel, le tennis est un sport que j’affectionne beaucoup depuis que je suis tout petit. Forcément, c’était pour moi le meilleur allié c’est-à-dire un travail de plaisir et de passion au départ. Si j’en suis arrivé là aujourd’hui, c’est grâce à mon orientation vers le DEJEPS tennis avec lequel j’ai pu en faire mon métier à temps plein.

CB : Pour moi, c’est le même principe même si je n’ai pas suivi de formation sportive auparavant. Cependant, j’ai toujours pratiqué du tennis en loisir. Par la suite, ce métier m’a attiré parce que j’ai eu rapidement des responsabilités. Je ne vais pas vous cacher que c’est riche en plein de choses puisqu’on a des jeunes qui démarrent dès 3 ans jusqu’à 75 ans. Ceci montre que l’on peut apprendre à jouer au tennis quelle que soit la catégorie de population.

Comment vous vous organisez au niveau des entrainements ?

AP : Tout simplement, j’ai le privilège de travailler avec Clément puisqu’on s’entend bien. De ce fait, on a toujours travaillé ensemble sur la composition générale de nos parties même si chacun apporte sa touche personnelle par rapport à son vécu et son expérience. C’est une relation qui a été construite avec une idée d’avancer le mieux possible dans notre métier.

Et au niveau de l’ambiance ?

CB : C’est une ambiance assez conviviale surtout à partir de 19 heures avec les adultes car ce sont des gens qui veulent se perfectionner, se détendre puis se défouler dans le tennis. Depuis cette année, on a mis en place des groupes de niveau équivalent sur deux terrains c’est-à-dire un enseignant et quatre joueurs par terrain. C’est ce qui rend les séances plus dynamiques et plus animées puisque les participants rencontrent des personnes différentes.

Avez-vous une préférence pour des joueurs professionnels en particulier ?

CB : Je dirais Roger Federer pour son caractère et son opiniâtreté. Sa technique et son comportement lui ont permis d’être parmi les meilleurs joueurs du monde.

AP : Personnellement, j’apprécie Roger Federer pour toutes les raisons qui ont été évoquées. Mais les joueurs qui m’ont vraiment donné envie de pratiquer ce sport sont Pete Sampras et André Agassi. Pour moi, ces derniers ont amené le tennis moderne qu’on connaît aujourd’hui avec notamment la génération Federer-Nadal. J’aimais beaucoup leur façon de jouer.

Un conseil pour les joueurs qui veulent s’investir dans cette discipline ?

CB : Le tennis est un sport qui n’est pas facile que ce soit techniquement, mentalement ou physiquement. Cependant, il est possible de le pratiquer en loisir. Mon conseil à donner aux jeunes est de profiter à fond de ce sport tout en le maîtrisant à la perfection et surtout y jouer régulièrement car c’est par ce biais qu’on y arrive.

AP : Moi, je rajouterais que le tennis reste un sport individuel avant tout. Cela demande un gros travail sur soi comme beaucoup de sports individuels. Je pense que dans ce domaine il existe trois clés pour réussir à savoir le travail et l’investissement et la connaissance de soi. Ces clés sont également indispensables y compris dans la vie de tous les jours.