Christian Mellinger, un progressiste dans la 17e circonscription de Paris (Paris 18e et Paris 19e)

  • Pouvez-vous vous présenter ?

Candidat du Mouvement des Progressistes, je suis âgé de 50 ans et
père de deux enfants. J’habite depuis 16 ans dans le 18e arrondissement et j’y travaille également depuis 2 ans. J’ai eu un parcours de manager, de plusieurs années, au sein du service public de l’emploi et dans le conseil en ressources  humaines, et suis diplômé d’un mastère II en administration et gestion de l’emploi de La Sorbonne.

  • D’où vient votre engagement ?

Je me suis investi en 2006, suite aux émeutes en banlieue et devant la remontée des actes racistes et antisémites – dans la lutte contre le racisme  au  sein  de la commission éducation de la LICRA (Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme) de Paris. Attaché aux valeurs républicaines de respect, de fraternité, d’écoute et de dialogue, je suis intervenu pour la prévention dans les collèges et les lycées. En tant que spécialiste de l’emploi, du développement local et du numérique, je souhaite mettre mon expérience  au  service  de  mes  concitoyens.

  • Pourquoi vous présentez-vous à cette élection législative ?

Je me présente aux législatives avec le Mouvement des Progressistes, créé en 2009 par Robert Hue afin d’aider à reconstruire une gauche qui devra faire le bilan de ses années Hollande, sans pour autant casser la dynamique engagée par ses lois progressistes : loi Rebsamen, contrat d’avenir, contrat de génération, loi de transition écologique, création du Conseil National Numérique…

Auparavant j’avais rejoint le mouvement En Marche ! d’Emmanuel Macron – car je le soutenais pour la présidentielle –  afin de rétablir un gouvernement ouvert vers le monde – de réinvestissement dans la Nation – en faisant appel à toutes les bonnes volontés du pays pour redresser notre économie.

En tant que candidat du Mouvement des Progressistes je soutiens la majorité présidentielle. Le Mouvement des Progressistes se donne pour mission de rétablir la confiance auprès des habitants – sans pour autant obéir à des lois trop élitistes – et s’attachera à accompagner et créer les initiatives qu’il juge intéressantes pour le développement des quartiers.

  • D’où est venu ce déclic ?

Dans un contexte de chômage endémique, malgré les efforts de réorganisation des services publics pour la prise en charge rapide de l’indemnisation et de l’accompagnement des demandeurs d’emploi, la précarité s’installe de manière chronique pour les travailleurs indépendants, les auto-entrepreneurs, les femmes isolées, les jeunes, les seniors. Le chômage est encore reparti à la hausse en mars dernier.

L’inquiétude se perçoit tout particulièrement dans les classes populaires. Ces personnes souhaitent du travail pour elles et pour leurs enfants, elles veulent leur assurer un avenir décent, avoir un accès à l’éducation, obtenir un niveau solide et reconnu dans la société, sans descendre à chaque fois, à chaque changement d’emploi, les marches d’un escalier qui se défile sous leurs pas.

Les artistes du Shakirail, ceux du FGO Barbara, ceux des cafés -théâtres, des résidences d’artistes – par exemple le Main d’œuvre à Saint Ouen – ceux du Point Ephémère tout à côté de la Place Stalingrad, de la Mutinerie – nouveau lieu culturel tout juste créé dans la 16ème circonscription -peuvent concevoir cet espace des idées porteuses avec les jeunes, les couveuses d’entreprises, les starts up, avec notamment la couveuse Make Sense à Bastille, avec celles de la rue du Chemin Vert qui ont l’énergie de se développer dans un libéralisme équilibré, symétrique. Ces structures ont la capacité d’évaluer la formation des seniors, des jeunes ou moins jeunes. Dans le cadre d’un contrat de génération connecté à ces idées porteuses, selon le modèle collaboratif Open Source, il est possible de consolider l’emploi et la solidarité sur la 17ème circonscription.

Je proposerai donc la labellisation de territoires Open Source à l’Assemblée Nationale.

Le déclassement, la peur de « finir un jour dans la rue », sont nos peurs qui grandissent dans le spectre de la crise qui dure depuis trop de temps.

Il y a quelques jours je me suis rendu au campement de la porte de la chapelle afin d’échanger avec l’association Solidarité Migrants Wilson. L’engagement et le dévouement de ces bénévoles force le respect. Chaque matin, depuis novembre dernier, et ce malgré l’interdiction de la police, ils distribuent café et repas aux personnes qui sont à proximité sur le terre-plein central du boulevard Ney.

Si je suis élu je proposerai un renforcement du rôle du médiateur de la République.

Un renforcement de son réseau d’agents, afin de l’aider à mieux anticiper sur l’attribution des places en centre d’hébergement. En effet les structures de proximité, initialement prévues pour l’accompagnement des toxicomanes – tels l’association CAARUD, ou le centre SLEEP IN situé rue Pajol -ont un besoin criant d’être soutenus par l’Etat. Madame Anne Hidalgo l’a rappelé dernièrement.

Mais cela reste insuffisant.

Car l’humanisme, toute bonne volonté individuelle, associative qui soit, n’est pas en contradiction avec l’application stricte du droit : il faudra bien organiser des reconduites à la frontière. 300 000 personnes par an restent sans papier, après une demande à la Préfecture. Chaque année ces personnes errent dans notre pays. Place Stalingrad, suite à la demande des élus EELV, les grilles de protection ont été enlevées par l’équipe municipale. Reste le danger que d’autres campements reviennent.

Alors – je pose la question aux élus d’EELV – et tout particulièrement à Monsieur Ian Brossat candidat du PCF Front de Gauche, et qui a été en charge à la Mairie sur ces questions du logement d’urgence – que ferons-nous dans quelques années si ce « ressac » perpétuel de campements continue en Ile-de-France ? Quelle politique d’immigration voulons-nous, dans le respect des valeurs humaines et celles de la République ? Comment l’organiser ensemble ? De façon juste et responsable ?

Le démantèlement des camps de Calais, de Stalingrad, mais aussi des camps roms installés sur la ceinture verte le long du boulevard Ney, avaient été réalisés sous le contrôle du Médiateur : un récent rapport émanant de ses services – après consultation des associations et de la police en charge des évacuations – pointait plusieurs anomalies et irrégularités de procédure. Il insistait fortement sur la prise en charge et le devenir des jeunes mineurs, notamment sur l’insuffisance de la prise en compte de leur vulnérabilité psychologique dans ces situations d’évacuations. L’association RESF est pour le maintien de la scolarité des enfants de personnes sans papiers, je le défends aussi au nom de la bienveillance républicaine.

Emmanuel Macron veut amener la population migrante à un meilleur niveau général d’alphabétisation – le niveau « B1 ». C’est le premier homme politique à avoir compris l’importance de cet enjeu éducatif pour l’insertion des migrants en France. Il dégagera des moyens, dans le cadre de sa réforme de la formation professionnelle, et réservera par la suite les places nécessaires en stages.

Et ce n’est pas une question de religions.

Revenons plutôt à ces principes de bon sens, de laïcité modérée, basée sur un œcuménisme intelligent, souple, collaboratif, comme autrefois dans les années 70. Souvenez-vous de ces initiatives, humanistes, spontanées, d’autrefois, qui doivent nous faire réfléchir sur le rôle que nous attendons d’un Etat protecteur.

Sur ma circonscription, la 17ème de Paris, nous sommes confrontés à une désaffection des entreprises du fait notamment de l’insécurité. Les commerces de la Goutte d’Or, les créateurs de la filière textile, les couveuses d’entreprises, les infrastructures revitalisées par le nouveau passage du tramway T3b, les entrepôts de maintenance d’AutoLib, toutes ces structures peuvent « tirer vers le haut » le quartier de la Chapelle – mais aussi le quartier du marché de l’Olive et de la Halle Pajol offre une requalification réussie. La création du parc à proximité a permis d’estomper le clivage des voies SNCF.

Pendant ma campagne aux prochaines législatives je prendrai contact avec le Campus Condorcet à la Chapelle, avec l’association d’innovation Up Campus, le réseau MOUVES d’entrepreneurs sociaux, l’UPA pour les commerces de proximité, et la fondation SNCF Développement, le cabinet Accenture Stratégie, l’Ecole de la Deuxième Chance, le 104.

Mais aussi avec le laboratoire de recherche de Bernard Stiegler Ars Industrialis à la Plaine Commune, afin d’obtenir leur expertise pour la requalification de la Chapelle Internationale, avec Bellastock pour le verdissement des allées et du rond-point qui restent toujours en attente depuis 2015.

C’est ce que j’évoque avec vous : la mise en place, rapide, d’un véritable « gouvernement ouvert », avec les spécialistes, les citoyens engagés, pour instaurer la justice, le dialogue entre riverains, la formation initiale et professionnelle. Prévoir la relève citoyenne avec Nouveau Souffle, le mouvement des jeunes progressistes.

La troisième industrie du logiciel libre, du savoir partager, peut voir émerger des petits ateliers de fabrication, d’assemblage. Le fonctionnement des ONG, inspirant une fiscalité allégée, le modèle de croissance sélective des starts up, les micro-entreprises, toutes les nouvelles formes d’activités, l’aide de Hubbers numériques, pour aider les entreprises à faire face à l’imprévu, à la concurrence.

Au contact des investisseurs extérieurs, je soutiendrai l’activité économique en facilitant la formation et les accès de tous au numérique. Pour préserver l’ordre et la justice sur la
17eme circonscription, je soutiendrai à l’Assemblée Nationale le rétablissement
de la police de proximité, ainsi que le renforcement des moyens du médiateur de
la République, ce qui permettra un meilleur contrôle des arrivées de migrants.