Au gré de vos déplacements, avez-vous remarqué que nos trottoirs, nos pelouses,  les abords de nos immeubles sont envahis par de minuscules capsules grises !

Au début, on en voit une, deux puis trois…puis des dizaines. On s’interroge forcément ?

Des recharges de gaz (protoxyde d’azote) utilisés pour les siphons de crème chantilly sont détournés de leur usage culinaire par les jeunes pour en faire une drogue euphorisante et hilarante.

Malheureusement, la vente est libre et pas du tout encadrer et on peut en trouver de pleins de manières différentes.

Il faut dire que le phénomène a pris de l’ampleur depuis le déconfinement puisque de nombreuses villes constatent la dangerosité de la situation et ses conséquences dramatiques sur nos jeunes.

L’ANSES (L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail)  a publié en Juillet 2020 une alerte sur les risques et appelle à la réglementation de l’usage des capsules.

L’inhalation de ce gaz provoque des maux de tête, des vertiges, des convulsions s’en suit des symptômes neurologiques et neuromusculaires. Des jeunes ont des pathologies cardiaques d’autres plus sérieux sont décédés.

C’est un nouveau fléau qui attaque nos quartiers et qui pose la question suivante : comment peut-on agir en tant que parent ?

Des communes d’Ile de France ont pris des arrêtés pour interdire la vente de protoxyde aux mineurs en menant des actions de prévention avec les acteurs associatifs et sociaux,  les centres anti-poisons, les hôpitaux….

D’autres actions doivent voir le jour pour enrayer le phénomène.

Le Sénat de son côté s’est déjà penché, en 2019, sur le problème pour interdire la vente de protoxyde aux mineurs mais aucune loi n’est encore prise à ce jour pour encadrer l’usage et la vente.

En ce qui concerne notre ville d’Epinay sur seine, nous demandons :

  • la mise en place d’un arrêté municipal pour interdire la vente de protoxyde aux mineurs,
  • la mobilisation de tous les acteurs de la ville (élus et associations) pour mener une campagne de prévention face à ce fléau dans tous les espaces publics,
  • la mobilisation de l’inspection académique de Créteil pour intervenir dans nos collèges et lycées.

Rachida Rharbi, spinassienne et parent.