A l’occasion de la sortie de la compilation « Homieland vol.2 » du label Bromance Records, j’ai décidé de mettre en avant l’album « Brava » de Brodinski. Oui, je sais, cela fait presque 1 an qu’il est sorti mais n’empêche que je n’ai pas eu l’occasion de faire une chronique digne de nom sur cette album. Alors bon… En tout cas, la semaine prochaine, promis, je ferai un papier un un artiste/album/titre plus récent. Allez, je me lance !

Etant fan de Brodinski, je ne pouvais passer à côté de sa sortie le 2 Mars 2015. Je me suis surtout d’abord attardé deux minutes sur la couverture, car elle est assez spéciale. Depuis l’EP, « Arnold Classics », je suis tombé sous le charme du style employé par le DJ.

Brodinski fait d’une pierre deux coups avec Brava qui est son premier disque de compositions personnelles mais aussi une réelle surprise d’un point de vue artistique, quoique. Il a toujours dit qu’il aimait le style HipHop. Je pense que c’est la raison pour laquelle il est parti aux Etats-Unis chercher des rappeurs inconnus en Europe.
Je passe à l’écoute et tout de suite, je me suis mis à le comparer à Yeesus, de Kayne West, l’un des meilleurs albums Hip-Hop 2013. Ce que j’ai adoré par-dessus tout, c’est ce mariage entre l’Electro et le Hip-Hop. C’est pratique pour certains DJ Sets. Oui, car à cahque concert, je dois faire la transition entre les deux genres, ce qui n’est pas toujours pratique.

Pour le côté Intello de la chronique, cette approche constitue aussi un retour à la fin des années 1990, lorsque l’acid jazz et la French Touch empruntaient au hip-hop leurs fusions respectives, comme le faisait Etienne de Crécy. Ce qui surprend aussi est la violence plus que sous-jacente de certains morceaux (« Can’t Help Myself » en est un bon exemple). Resté proche de l’esprit Techno, Brodinski concocte un disque qui rappelle le passé tout en étant furieusement contemporain. Face à cette merveille, j’ai dansé

Ma musique favorite est « Interviews », avec ILoveMakonnen et Yung Gleesh, un morceau qui reflète bien l’ambiance souvent poisseuse régnant sur Brava. Elle est planante, avec des basses bien ajustés, la voix de ILoveMakonnen est juste envoutante.