Source : Ina

Le premier janvier 1969, Claude Santelli questionne George Brassens : « Qu’est-ce qui est le plus grave dans l’avenir du monde pour vous et ne parlons pas de problème de cataclysme guerrier, mais simplement un certain monde nouveau ? »

Brassens évoque l’avenir du monde ainsi que la disparition de la liberté individuelle. Une liberté conditionnée par nos choix et comportements. Il continue sa réflexion en parlant du monde de consommation. Puis, la femme est au centre du sujet. L’extrait de cette entrevue se termine par le fait que tout le monde se ressemble.

 

Après avoir écrit les thématiques qu’aborde Brassens, mon frère et moi avons prolongé la discussion sur les propos de l’artiste. Je voulais unir nos propos, mais il est plus intéressant d’exposer deux visions qui se rejoignent sur un même support.

 

 

1

Il aborde d’abord le regard de la société et l’influence que cela a sur nous dans notre manière de penser et d’agir. Donc, on est conditionné par le conformisme et la bienséance imposés par la société. Ainsi, nous réfléchissons et agissons comme attendu et convenu selon la masse (obtenir la satisfaction du monde) si je puis me permettre dans le seul but de répondre aux exigences et aux conditions pour obtenir l’intégration afin d’éviter l’ostracisme. Puis, il évoque ensuite l’uniformisation exercée et voulue par cette société qui veut nous formater (ex : école) et faire de nous des clones (qui se fait d’ailleurs très bien automatiquement : la société de consommation fait de nous des suiveurs). De cette façon, la masse est contrôlée plus facilement par l’élite car la liberté de pensée s’annihile et disparaît. Pour conclure, je finirai cette courte analyse et petit approfondissement des sujets abordées au cours de la vidéo par une citation de Gandhi qui montre bien la difficulté de l’alternative à ce problème de société : « Il est facile de se tenir avec la foule, il faut du courage pour rester seul ».

2

L’individu ne franchit pas le cap de penser un sujet, tant que quelqu’un de mieux placé ou quelqu’un qui ose plus le fasse. Le minimum de liberté que nous avions, nous l’avons laissé partir pour le plus grand bonheur du conditionnement. Pour la cigarette, il emploie le mot d’un achat conditionné. D’une perspective sociologique, l’industrie a la finalité de conditionner l’homme au profit d’un commerce pas trop réfléchi, guidé par la publicité, la promotion. Prenons un exemple : la personne qui sort demain et me dit que durant la journée, en étant un minimum observateur, n’a pas aperçu un logo Coca Cola, je lui paye une bière. Ainsi on disparaît en tant qu’individu et on se développe en tant que produit marketing (clonage). Concernant la femme, tout le monde veut se ressembler pour ne pas être exclue de la société ou à l’êxtreme vivre en marge. Le type de personnes qui affronte la réalité tel un peintre la représentant vulgairement se fait quelques ennemis. Nous connaissons tous le mensonge du fonctionnement de ce monde mais on entend ce que l’on veut. La différence est à fuir pour la personne dépourvue de sympathie et de curiosité. Je suis donc je pense, assumer sa différence pour être tout simplement soi-même.

Le conditionnement de la société mène à l’uniformisation. L’uniformisation de l’homme est la peur d’être soi-même.

Les outils mis en œuvre aujourd’hui sont mal utilisés. Nous utilisons les outils pour briller (au lieu de rayonner) en société et pas en tant qu’être individuel (capable de distinguer le piège).

Nous avons des possibilités de former un arsenal de savoir mais pour la plupart nous avons enlevé les balles de l’apprentissage.

 

Est-ce un incident d’être comme les autres pour les personnes qui n’ont pas eu le choix ? Les humains n’ont pas saisi l’importance d’être soi-même. Etre comme les autres résulte du fait ne pas avoir saisi l’opportunité  d’être soi-même.

Croire en soi, avant de croire en qui que ce soit.

 

 

 

 

Merci Brassens !