Bocar Niane, la société civile candidate dans la 1ère circonscription de Seine-
Saint-Denis (Saint-Ouen, Saint-Denis Sud, L’Ile-Saint-Denis, Epinay-sur-Seine)

  • Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Bocar NIANE, j’ai 37 ans et j’habite la commune de Saint-Ouen en Seine Saint-Denis depuis ma naissance. J’ai étudié, travaillé, milité dans cette ville et j’y suis aujourd’hui enseignant dans le secondaire.

  • D’où vous vient votre engagement ?

Je suis engagé depuis que je suis tout jeune. Mais à l’âge dont je vous parle, on ne pense pas « engagement » on perçoit juste au fond de soi que les injustices ainsi que le deux poids deux mesures génèrent un sentiment de révolte. Alors vous réagissez en posant des mots ou des actes. Ce n’est que plus tard que j’ai compris que j’avais une fibre militante et qu’être acteur dans la société était pour moi un impératif.

Lorsqu’on en a la possibilité, soutenir, aider, accompagner ceux qui en ont besoin est simplement un devoir cela ne signifie en aucun cas que l’on est quelqu’un de bien, non.

Alors chaque fois que j’en ai le mobile et l’opportunité je fais mon devoir. Voilà quel est mon engagement.

  • Pourquoi vous présentez-vous à cette élection législative ?

Le militantisme et l’engagement sur le terrain permettent indéniablement de faire bouger les lignes. Toutefois, force est de constater que ce sont les acteurs politiques qui ont toujours le dernier mot. Pour exemple, je suis l’un des 13 plaignants contre l’Etat pour contrôle au faciès.

Nous avons remporté le procès et pourtant le Gouvernement Valls ainsi que la majorité des parlementaires socialistes ont toujours refusé de mettre en œuvre le reçu du contrôle d’identité.

Voilà concrètement l’une des limites du militantisme de terrain. Je suis particulièrement sensible à la question des relations police/citoyen mais il y a aussi tant d’autres sujets sur lesquels nous devons nous battre pour être entendu, habitat, éducation, formation, emploi… Ces sujets ne peuvent être défendu que par des représentants élus qui connaissent le département et le quotidien de ses habitants.

  • D’où vous est venu le déclic ?

A vrai dire, je n’ai pas eu le déclic, je n’ai pas choisi. On est venu chercher. J’ai certes accepté mais au préalable je n’ai pas souhaité être candidat. Bon nombre de personnes qui résident à Saint-Ouen et dans le département m’ont proposé de l’être. J’ai longtemps hésité car je sais le sacrifice que demande d’être élu ou même candidat.

Vous donnez de votre temps et de votre personne et on ne vous le rend pas toujours. Mais comme je l’ai dit précédemment, lorsque vous en avez le mobile et l’opportunité, vous devez agir. Alors j’ai accepté les sollicitations.

Aujourd’hui, nous menons une campagne dynamique avec une équipe volontaire et motivée. Je suis heureux et fier d’être de cette équipe avec laquelle, nous visons la victoire, pour présenter et défendre les aspirations des habitants de notre circonscription à l’Assemblée nationale. Retrouvez nous sur : www.faisonsladifference.fr