Article : OLO

 

A la découverte de la Macédoine est une série d’articles où je vais à la rencontre de personnes qu’on a pas forcément l’habitude d’entendre mais qui ont plus d’une histoire à raconter. Ce concept sera composé de deux interviews (horloger et apiculteur) et deux articles évoquant deux grands aspects de la culture Macédonienne.

Je me devais pour ce premier article de vous parler de cet homme qui me passionne lorsque je lui amène une montre à réparer.

 

On s’est installé autour d’une biere (bu avec modération) avec Zvonko Koneski, qui a trente ans de métier dans l’horlogerie. Une famille installée depuis plusieurs générations dans la ville de Prilep (70 000 habitants). Nous avons discuté de Prilep, de montres et de passion.

 

Zvonko sur la droite avec son fils Petar à gauche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je m’appelle Zvonko Koneski j’ai cinquante-et-un ans et je suis horloger dans la ville de Prilep. Je suis de la deuxième génération et je tiens un magasin de montre avec mon fils Petar.

 

Depuis combien de temps tu exerces ce travail ?

Nous sommes dans le même emplacement depuis 1952. J’ai commencé à dix ans à aller au magasin de mon père puis j’ai débuté à l’âge de seize ans et je travaille depuis plus de trente ans. Donc c’est un business familiale. Nous ne faisons pas de vente mais de la réparation de vieille montres de cent ans voir de cent-cinquante ans jusqu’au modèle le plus récent. On s’occupe de tout types de modèles (électronique, réveil, horloge à pendule ou encore horloge à poids).

Tu es né a Prilep ?

Oui, nous sommes depuis quatre générations à Prilep donc depuis plus de cent ans. Mon grand-père avait une maison d’hôtes, les générations se succèdent bien et c’est bien parti pour continuer.

Ton fils Petar travaille avec toi, en combien de temps il a appris le métier même si je suppose qu’il s’est intéressé depuis tout petit à l’horlogerie?

Mon fils a vingt-sept ans et il est au magasin régulièrement depuis huit ans. Il travaille au magasin depuis trois ans avec une intention totale. Pour devenir horloger peut-être que la génétique a joué un rôle (rires). Le plus important est d’avoir de l’amour envers son travail, c’était spontané chez lui, je n’ai rien forcé.

Il est arrivé logiquement jusqu’à cet amour

Graduellement l’amour s’est planté et aujourd’hui il bosse avec moi.

Est-ce que c’est possible qu’un horloger soit en retard ?

(Rires) Pour ma part je suis quelqu’un de précis mais sûrement que c’est possible.

Quelle est la durée maximale que t’as consacré à la réparation d’une montre ?

Il se peut que le maximum soit une semaine, parfois la réussite ne sera pas de ton côté et si de la nervosité apparaît alors je laisse le travail de côté. Je me dis qu’aujourd’hui je ne vais pas m’attarder sur la montre car je peux commettre une erreur. Lorsque je vais revenir sur le cas de cette montre un ou deux jours plus tard je vais ouvrir le défaut car je serai plus calme. Il faut une très grande concentration, ne pas être nerveux, que les clients ne te gênes pas avec des conversations. Je cherche toujours un moment où je peux être tout seul. Par exemple pour une horloge murale, la possibilité est grande pour que je travaille une semaine pour résoudre le problème.

Aucune musique non plus j’imagines ?

Oui oui une concentration maximale.

Quel est ta marque préféré ?

Notre entreprise c’est Omega, nous sommes fournis par Omega et donc ma marque préféré c’est Omega évidement.

 

via logospike.com

 

 

 

 

 

 

 

 

Tu préfères un modèle avec bracelet en metal ou en cuir ?

Ca c’est un détail inutile pour moi, ce qui m’importe ce que ce soit une montre automatique, où l’on voit la mécanique des montres Quartz.

Un mot pour décrire Prilep ?

Je suis amoureux de Prilep, j’ai eu des possibilités de quitter Prilep mais je ne suis jamais parti de Prilep et je ne veux pas partir. Prilep on peut dire magnifique.