D’après la définition du Larousse, le racisme consiste en une « idéologie fondée sur la croyance qu’il existe une hiérarchie entre les groupes humains, les « races » », ou plus généralement en une : « attitude d’hostilité systématique à l’égard d’une catégorie déterminée de personnes. »

50 ans après l’instauration de la journée de lutte contre le racisme, quelles conséquences a encore le racisme en France aujourd’hui ?

© Ville et Eurométropole de Strasbourg

 

Pourquoi choisir le 21 Mars ?

Le 21 Mars 1960, dans le cadre d’une manifestation pacifique contre le système de passeport mis en place par l’apartheid (régime de discrimination raciale établit en Afrique du Sud) une répression policière conduit à la mort de 69 personnes et à 200 personnes blessées dont principalement des femmes, enfants et personnes âgées.

C’est pourquoi en 1966, l’assemblée générale des nations unies proclame le 21 Mars comme la journée de lutte pour l’élimination des discriminations raciales pour amener la communauté internationale à redoubler d’efforts et parvenir à cet objectif.

En Afrique du Sud, le 21 Mars est un jour férié pour célébrer les droits de l’Homme et commémorer les vies perdues au nom de la liberté.

 

Le racisme en France aujourd’hui toujours présent ?

Crédit Photo: Photothèque Rouge / JMB

Certains diront que c’est du fait de la crise économique actuelle ou bien encore du fait de l’anonymat et de l’impunité qui règne sur internet que les discriminations raciales ou ethniques existent aujourd’hui en France. Peu importe les justifications, les faits sont là.

La Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) procède chaque année à une étude sur la question. En 2012 une enquête a été réalisée auprès de plus de 1000 personnes.  Une enquête d’opinion a eu lieu et les résultats sont parlants :

  • Pas moins de 7 % des sondés s’avouent « plutôt racistes » et 22 % « un peu racistes ».
  • 25 % ne se disent «pas très racistes »
  • 44 % « pas racistes du tout »

Un point particulièrement marquant est que la commission constate que le chiffre de « pas racistes du tout » est en baisse de cinq points par rapport à l’année précédente.

Par ailleurs, toujours dans cette étude, les deux tiers des sondés (65 %) estiment que « certains comportements peuvent parfois justifier des réactions racistes ».

http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/11/13/le-racisme-progresse-t-il-en-france_3512902_823448.html

 

A Strasbourg : ensemble, luttons contre le racisme !

© Ville et Eurométropole de Strasbourg

Depuis 2012 un « plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme » a été adopté en France.

C’est dans ce cadre que la ville de Strasbourg met en place des mesures de lutte contre le racisme. On peut ainsi remarquer les mesures de création « d’une mission prévention et lutte contre les discriminations » au sein de la collectivité qui réunit tant les représentants de la ville que les associations pour la mise en place « d’actions de sensibilisation et de formation », cela consiste principalement à permettre d’identifier et réduire les processus discriminatoires ainsi qu’améliorer la situation des victimes.

Il existe aussi un répertoire (réalisé en partenariat avec l’Observatoire Régional de l’Intégration et de la Ville) qui énumère la liste des structures luttant contre les discriminations à Strasbourg.

 

Liste de quelques-unes des organisations à contacter en Alsace et à Strasbourg en particulier pour les victimes de racisme et discrimination:

 

« Souvent, les hommes se haïssent les uns les autres parce qu’ils ont peur les uns des autres ; ils ont peur parce qu’ils ne se connaissent pas ; ils ne se connaissent pas parce qu’ils ne peuvent pas communiquer ; ils ne peuvent pas communiquer parce qu’ils sont séparés.  »

Stride Toward Freedom: The Montgomery Story. MARTIN LUTHER KING JR